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La réalisation d’une construction nécessite qu’elle prenne appui sur un sol stable. La capacité portante de ce dernier doit donc être suffisante afin de pouvoir supporter les différentes charges de l’ouvrage. Pour ce faire, des fondations sont réalisées : à faible profondeur, on parle de fondations superficielles, dont une des techniques est celle des semelles filantes.

Les semelles filantes : pour quels usages ?

Dans quels cas ?

La création de fondations est impérative pour assurer la stabilité de l’ouvrage. En fonction des charges inhérentes de l’ouvrage à venir, le type de fondations à réaliser diffère. On distingue ainsi les fondations superficielles et les fondations profondes ou spéciales. Les premières sont mises en œuvre lorsque la construction peut prendre appui sur une couche de résistance acceptable à faible profondeur par rapport au niveau le plus bas de la construction (et non du terrain).

Les fondations superficielles sont de trois types (selon le DTU 13.12 - Fondations superficielles) :

  • les semelles filantes, cas le plus courant, placées sous un mur ou plusieurs poteaux rapprochés ;
  • les semelles isolées se trouvant sous un unique poteau ;
  • le radier, si la nature instable du sol l'exige mais que la charge est admissible.

Caractéristiques

Pour la plupart des petits bâtiments, les fondations en semelles filantes sont construites à faible profondeur. Ce sont de simples semelles de répartition, qui consistent en des dalles de béton coulé sous chaque pilier ou chaque mur et qui répartissent le poids sur une surface de sol plus grande. C’est la solution la plus simple et la plus économique.

Réalisée à une profondeur hors gel, la fondation est constituée d'une « semelle », espèce de poutre horizontale posée sur un béton de propreté en fond de fouille. La semelle peut être armée ou non, suivant les contraintes exercées par les charges.

Le calcul des charges se fait à partir des caractéristiques mécaniques des sols sur lesquels l'ouvrage va être fondé, obtenues à partir d'essais de laboratoire ou d'essais in situ.

Les semelles filantes : quelle mise en œuvre ?

Les dispositions constructives

Dans le cas d'un sol homogène et bien consolidé, il n'est pas nécessaire de poursuivre les joints de dilatation de la structure jusqu'aux semelles filantes. Ils sont alors arrêtés au-dessus de la semelle en mettant en place un renfort d'armatures métalliques immédiatement sous le joint.

Pour éviter que le sol d’assise des semelles filantes ne soit déstructuré par les cycles de gel et de dégel, le niveau d’assise des fondations doit être descendu à un niveau suffisant : la profondeur hors gel.

Des précautions contre l’eau doivent par ailleurs être prises lors de la mise en œuvre pour ne pas faire varier les caractéristiques mécaniques du sol d’assise.

Les grandes étapes

La mise en œuvre des semelles filantes s’effectue en quatre étapes :

  • l'excavation de la tranchée : la semelle filante repose sur un béton de propreté ou un film en polyéthylène ;
  • le ferraillage de la semelle : on pose ce dernier en fond de tranchée, avec un espace de recouvrement, en fond de semelle, de 4 cm ;
  • la mise en place des raccords d’angle ;
  • le coulage du béton : en respectant bien un recouvrement en partie haute de la semelle filante de 4 cm de béton par-dessus le ferraillage.
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