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La présence d'humidité au niveau des fondations et du sous-sol d'une construction est un facteur de risque de sinistres : il est donc très important de bien gérer la présence d'eau au niveau des fondations et du sous-sol de sa construction. En fonction du type de terrain, un réseau de drainage peut être indispensable.

Le point dans cette astuce.

Quels types de risques sont prévenus par un drainage ?

La partie enterrée d'une construction, un sous-sol par exemple, qu'il soit habité ou non, risque d'être exposée à la présence d'humidité. Bien sûr, le niveau de protection contre l'eau sera fonction de l'habitabilité ou non de cette partie de construction enterrée.

Le but recherché est d'éviter toute pénétration d'humidité à l'intérieur de la construction et la stagnation d'eau au niveau des fondations. Pour ce faire, il est nécessaire d'éloigner les eaux en créant un réseau de drainage.

La protection à mettre en place dépendra de l'usage des locaux enterrés et du risque lié au terrain.

On distingue deux types de sous-sol :

  • sous-sol habité : pour cette catégorie, aucune trace d’humidité ne sera tolérée du côté intérieur de l'habitation ;
  • sous-sol non habité : dans ce cas, il peut être accepté quelques traces résiduelles d'humidité vraiment limitées.

Il faut également étudier le terrain et le site. Les questions à se poser sont :

  • Quelle est la nature du sol ? Est-il perméable ou peu perméable ?
  • Quelle est la pente du terrain ? Comment vont s’écouler les eaux ?
  • Une nappe phréatique traverse-t-elle mon terrain ?
  • Peut-on identifier un risque d'accumulation d'eau au niveau des murs périphériques ?

Une fois ces risques identifiés, il peut être nécessaire de réaliser un drainage.

DTU drainage : infos à connaître

En matière de réseau de drainage, l'annexe A du DTU 20.1 Ouvrage en maçonnerie de petits éléments constitue le texte de référence. Cette annexe informative s'intitule : « Conception des ouvrages annexes associés aux maçonneries enterrées : regards d'eaux pluviales et réseaux de drainage ». Nous allons nous intéresser à la partie drainage.

Pour la conception générale d'un réseau de drainage, on étudie successivement :

  • la surface, le relief et la nature du terrain à assainir ;
  • le nombre, la densité et la profondeur des bâtiments.

Pour les bâtiments isolés, on choisit de réaliser un drainage périphérique : le réseau de drainage sera réalisé autour de la construction, au niveau de la tranchée de fondations en périphérie extérieure du mur de soubassement.

Pour un ensemble de bâtiments, on adoptera une solution de drainage collectif, plus simple et plus économique.

Dans tous les cas, le but est d'éloigner les eaux de la construction en les captant pour les évacuer de manière efficace.

Un réseau de drainage comprend :

  • une tranchée drainante : cette partie d'ouvrage permet par sa composition de capter rapidement les eaux, essentiellement des eaux de pluie, jusqu'au drain d'évacuation ;
  • une canalisation drainante : placé au pied du mur, ce tuyau PVC réceptionne les eaux de ruissellement pour les mener vers un exutoire ;
  • un exutoire : il s'agit du dispositif ou regard dans lequel toutes les eaux sont évacuées vers le milieu naturel ou rejetées dans le réseau public.

Pour approfondir le sujet :

Par Patrice Beaufort

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